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Vendredi 12 Mars 2010
Articles
Wall Street, mûr pour adopter les principes de la Charia ?
dimanche 28 septembre 2008 - par Roland Laskine

Chronique. Roland Laskine, rédacteur en chef à l’hebdomadaire Le Journal des Finances, analyse l’interdiction des ventes à découvert aux Etats-Unis.

En 1968, les étudiants écrivaient sur les murs qu’il est « interdit d’interdire ». Aujourd’hui, ces mêmes étudiants, dont une bonne partie occupent des postes clés dans les entreprises ou l’administration s’inquiètent de la crise financière et déclarent qu’il est « interdit de laisser faire ». L’heure est donc au resserrement des contrôles sur toutes les places financières et surtout à la restriction des opérations spéculatives qui ont largement contribué à aggraver la crise.

Lorsque Nicolas Sarkozy monte à la tribune de l’ONU pour réclamer plus de contrôle et une meilleure régularisation des règles du capitalisme, notre Président ne fait que traduire l’exaspération générale de dizaines de millions d’épargnants dans le monde victimes des agissements d’une poignée de banquiers irresponsables.

L’interdiction totale des ventes à découvert sur les valeurs financières de part et d’autre de l’Atlantique et la limitation des opérations à effets de leviers qui permettent de parier sur 100 ou 500 en ne mettant sur la table d’une dizaine de dollars, était sous doute nécessaire. A court terme, il était en effet important d’éteindre l’incendie qui menace de se propager à l’ensemble de la maison. La mise en œuvre de ces restrictions est beaucoup plus délicate.

Les « hedge funds » ne sont jamais à court d’idées pour spéculer

Si nos dirigeants financiers cherchent vraiment à limiter la spéculation, rien de plus simple, il suffit d’appliquer des principes de la Charia arrêtés sept cents ans auparavant : interdit de vendre des actifs que vous ne possédez pas de façon effective ou de réaliser des opérations de prêts d’argent moyennant rémunération. Interdit surtout de spéculer sur les déboires d’une entreprise. Le seul moyen de s’enrichir c’est de participer au développement d’une entreprise et d’en percevoir les fruits en étant présent au capital.

Des principes simples et de bon sens que tous les détenteurs d’actions ou de contrats d’assurance-vie indexés sur la Bourse auraient voulu voir appliqués plus tôt. Le problème est que ces principes de gestion ne correspondent ni à la tradition occidentale, ni à nos convictions religieuses. Pour que le système fonctionne il faut surtout que tout le monde s’y conforme en même temps. Car dans un monde où la spéculation est reine, aucun titre - fut-il trié sur le volet - n’est à l’abri d’un mauvais coup.

Toute la difficulté pour les régulateurs consistera donc trouver des règles communes à tous les intervenants et surtout applicables à toutes les classes d’actifs. En limitant momentanément des ventes à découvert sur les valeurs financières, les autorités de marché prennent le risque de faire dévier la spéculation sur des titres connexes, comme les biens de consommation ou l’automobile dont on peut penser qu’ils seront eux aussi victimes de raréfaction de l’offre de crédit de la part des banques. L’extrême volatilité du prix du baril de pétrole qui a gagné plus de 15% en quelques heures en début de semaine à New York montre que les « hedge funds » ne sont jamais à court d’idées lorsqu’il s’agit d’alimenter la spéculation.

Pour retrouver son équilibre, le marché a besoin de sanctionner tous les excès commis par les banques. Les mesures partielles mises en place ça et là peuvent retarder la chute des maisons les plus vulnérables, mais elles n’ont aucune chance de la stopper. Ce n’est qu’une fois que la bulle immobilière et financière aura explosé, que le régulateur pourra s’atteler à la mise en place d’une réglementation pus contraignante et applicable à tous sans exception.

Pour l’heure, même si nous avons le sentiment que le dénouement de la crise est proche, il faut reconnaître qu’il est bien difficile de revenir en Bourse en toute confiance.

Source : Journal des Finances

http://www.jdf.com

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Vos réactions et commentaires sur cet article

22 juin 2009
Hanene Baatout a dit :
j’habite à la France moi et mon marie et nous sommes un couple arabo-muslman je veut savoir si je peut avoir un prêt pour acheter une maison en France sans interet ?
22 avril 2009
andré a dit :
je suis tout a fait avec la finance islamique qui pe etre une solution au crise financiere actuelle.
2 octobre 2008

En ce qui concerne les banques islamiques, elles sont détenues par qui ? Elles sont contrôllées et validées par qui ?

On parle des banques islamique non pas à cause de la crise mais tout simplement parce que dans quelques temps la législation va être modifié en France pour permettre les banques islamiques comme au UK, il s’agit de préparer tout simplement l’arrivée d’un nouveau produit pouvant doper l’économie française.

Et puis tant qu’à faire entrer le produit et passer pour ouvert d’esprit et raisonnable c’est tout bénéf...

Par ailleurs, je ne sais pas si la crise est voulue parce que ce n’est pas une crise, c’est la énième en peu de temps.

Par contre, il est certain que Sarko en profite grave pour faire du sensationnel, c’est un populiste qui joue sur la crédulité et en France il est servit, quand on ne croit pas en Dieu on est prêt à croire en tout.

30 septembre 2008
amina larbi a dit :
Salam alaykoum Je suis assez d’accord avec ceux qui pensent que cette crise est voulue et qu’elle cache quelque chose à venir à l’avantage bien sûr des Amerloques (et certainement aussi de l’Occident en général) et bien sûr au désavantage du reste du monde. Je pense que c’est en particulier un bon stratagème pour engloutir les pétrodollars. Le bog de l’an 2000, cela ne vous rappelle rien ? Ceci dit, les économistes musulmans doivent plancher en permanence sur ces sujets pour que nous ayons un système financier conforme à la charia qui est notre code moral et comportemental. Aid moubarak à toute la Oumma
30 septembre 2008
Hakim tu aurais du nous éclairer de ta science au lieu de gémir
30 septembre 2008
UN CERTAIN MOUSLIM a dit :

URGENT URGENT URGENT

http://video.google.com/videoplay ?docid=2717439213901961611

http://video.google.com/videoplay ?docid=2717439213901961611

http://video.google.com/videoplay ?docid=2717439213901961611

CE DOCUMENTAIRE EST A VOIR ET A REVOIR !!!!

SVP , Allah yjazikom bikhir , IL FAUT VOIR CE DOCUMENTAIRE ABSOLUMENT

30 septembre 2008
a b a dit :

Waglioni barak Allah feek,

je partage ton analyse et te remercie pour ta réponse

C’est d’ailleurs également la raison pour laquelle je prie Allah de nous préserver des grands troubles qui pourraient survenir.

Le fétichisme des "experts" qui ont souvent le nez dans le guidon et manque de parfois de recul, ne peut nous faire oublier la proximité des "malaises" (bulles spéculatives, sub-prime, opération frauduleuse aux conséquences terribles, crise de la famine) qui secoue le monde capitaliste et au delà de part les ramifications qu’il a forgé

Alors peut-être que les musulmans de part leur foi peuvent aider à réformer le système en douceur afin d’éviter des troubles qui seraient grave, surtout pour les plus faibles, si une cassure brutale devait se produire.

Wa salam 3alaykoum

30 septembre 2008

Bonjour,

Je n’ai rien compris à cet article qui comporte un titre qui n’a rien à voir avec le contenu et qui pose des solutions simples à des problèmes complexes. Franchement, je ne le trouve pas clair du tout. Oumma.com, on est habitué à des textes de bien meilleure qualité.

Cordialement,

Hakim

29 septembre 2008
Waglioni a dit :
Pourquoi "L’idée que l’Islam soit l’ultime solution aux vices du capitalisme est en soi, une idée tordue" ? Je dois dire qu’au départ, j’ai écrit cela de façon totalement impulsive : comme de dire que l’ordre du sacré n’est pas celui de la corruption, quelque chose d’aussi élémentaire que cela. Mais ensuite, à la réflexion,et aussi pour répondre à celui(un nom ?) qui me demandait d’élaborer, il y a bien d’autres raisons de juger cette idée tordue. D’abord, le capitalisme est un système qui a une histoire, bien documentée comme l’expose assez bien l’article de Wikipedia sur l’usure. Et ce capitalisme usuraire et spéculatif arrive en fin de course, il n’est pas réformable, il est tout simplement allé au bout de sa logique. Et l’Islam, qui ne devrait avoir aucun rapport avec un système aussi contraire à ses préceptes, se fourvoierait complètement dans l’aventure de le sauver. Il faut plutôt d’urgence appeler à débarrasser l’Islam de tout contact avec cette corruption mortelle.
29 septembre 2008
amazone a dit :
En intitulant votre intervention :"Wall Street, mûr pour adopter les principes de la Charia ?" vous créez là non pas un Krach boursier (puisque c’est déjà fait !) mais un Krach mental... avec tout ce que cela implique ! L’idéologie du dominant est elle "prête" à épouser une partie de l’idéologie du dominé ? Vaste programme !!!
29 septembre 2008

gras-souillélol je trouve tout à fait plausible la tendance d’une monnaie unique entre us et europe, il est clair que cela donnerait un poids et une force aux occidentaux par rapport au reste du monde,

mais c’est aussi risqué parce qu’aujourd’hui l’argent se trouve de plus en plus en dehors de l’occident et notamment en Asie alors bon...

Quand au coup du complot, il y en a c’est sûr mais de là à voir de l’intelligence là où il n’y en a pas...

28 septembre 2008

Juste pour information. L’important c’est l’application des principes et non la paternité de la conception de ces principes.


Le prêt à intérêt est inventé en Mésopotamie et, dès -1750, le code d’Hammurabi prévoit une régulation des taux autorisés, avec un maximum de 20% ou 33% selon le produit prêté (argent ou semences)[1]. Le prêt à intérêt était également très pratiqué durant l’empire romain. Il était admis comme une activité annexe de l’agriculture et du commerce, mais ses excès étaient punis, comme l’indique Caton : "Majores nostri sic habuere, et ita in legibus posuere, ut cum sures quidem duplici poena luerunt, foenoratores in quadruplum condamnarent." À la fin de l’empire romain, l’économie monétaire disparait peu à peu, entrainant dans sa disparition le prêt à intérêt.

Dès le Haut-Moyen-Âge, l’Église catholique romaine reprend la distinction que fait le Droit romain pour le prêt de biens mobiliers : celui des choses qui se consument par l’usage et celui des choses qui ne se consument pas, appelé commodatum. Exiger un paiement pour le commodat est contraire à la charité, et l’argent est un bien qui ne se consume pas. Dès cette époque, on voit le prêt à intérêt condamné par le Concile de Nicée sur le fondement de l’Ancien [2] et du Nouveau Testament[3], puis par les Capitulaires de Charlemagne[4].

Plus tard, au XIIe siècle, l’économie redevient monétaire et la question du prêt à intérêt et de son interdiction réapparaît. L’Église continue à interdire la pratique de l’usure, toujours en s’appuyant sur les Saintes-Écritures, mais en prenant aussi appui sur la critique de la chrématistique par Aristote, c’est-à-dire la critique le prêt à intérêt comme un moyen injuste, déshonorant et contre-nature de s’attribuer le bien d’Autrui. La doctrine de l’usure, objet de nombreux et subtils débats entre les Scolastiques (dont Thomas d’Aquin), évolue cependant tout au long de l’époque médiévale.

En France, les ordonnances et la jurisprudence montrent qu’une doctrine se dégage qui commence à distinguer ce que nous appelons le crédit dans les affaires, et le crédit à la consommation.

En matière de commerce et d’industrie, le prêt d’argent est permis lorsqu’il est un véritable contrat d’association ou d’exploitation en commun qui fait participer aux risques, mais il reste interdit lorsqu’il est une simple prise d’intérêt sur les profits escomptés, appelée prêt à la grosse aventure, qui est condamné par le pape au XIIIe siècle.

A partir du XVe siècle, des compagnies de commerce, des banques, puis des manufactures peuvent être fondées en France et rémunérer des fonds empruntés, mais sur la base d’une dérogation du roi (privilège donné par Lettres patentes) et avec des obligations précisément réglementées (publicité, comptabilité, co-responsabilité des associés, etc..). En matière immobilière, l’intérêt des sommes prêtées n’est permis que s’il y a une aliénation du fonds, c’est-à-dire soit un paiement de sa valeur sans prise de possession, soit une prise de possession sans paiement ; il correspond alors au paiement de l’usufruit d’un fonds immobilier par une personne qui n’en est pas propriétaire, c’est-à-dire à en droit moderne à une location. Dans toutes les autres situations, c’est-à-dire pour ce que nous appelons crédit à la consommation, le prêt à intérêt reste condamné par l’Église. Plusieurs ordonnances royales interdisent l’avance de fonds rémunérés pour l’agriculture, y compris sous des formes déguisées comme les prêts de semences ou les contrats d’achat de récoltes sur pied.

Le premier théologien à accepter le prêt à intérêt fut Jean Calvin. La pratique du prêt à intérêt se propagea dès lors rapidement à partir des réseaux de banques dont les sièges étaient établis à l’étranger, soit dans les pays d’obédience calviniste comme Genève, les Pays-Bas et l’Angleterre, mais aussi dans des États comme Venise et le Portugal où des banques sont spécialisées dans le commerce maritime.

Au XVIIIe siècle, on trouve, dans la plupart des grandes villes de commerce, à côté des banques dont la liste officielle est publiée chaque année dans l’Almanach royal et dont l’activité est de remise et d’escompte de billets ou d’effets de commerce de place en place, des banques de crédit, presque toutes d’origine protestante[5].

Avec la Révolution française, l’activité bancaire et le prêt à intérêt deviennent complètement libres, et de nouvelles banques sont créées dans presque toutes les villes, avec des fonds considérables provenant presque toujours de la spéculation sur les biens nationaux et la fourniture aux armées. On peut citer pour les Français les banques Gabriel-Julien Ouvrard, Récamier, et pour les étrangers l’installation à Paris en 1811 de Jacob Rothschild, etc. A partir de 1830, ces nouvelles banques sont les bailleurs de fonds de l’industrie minière et manufacturière.

Aujourd’hui, en partie sur la base de cette vieille distinction entre un taux d’intérêt acceptable et un taux excessif, certaines législations condamnent l’usure, et dans ce but fixent des taux maximaux, dits taux de l’usure, pour les crédits qui sont accordés, cela en fonction du type de prêt.

En revanche, l’Islam, dont le livre saint dénonce avec fermeté la pratique du prêt à intérêt, continue à ne pas établir de distinction entre intérêt et usure (voir le paragraphe "Intérêt et religions monothéistes", dans l’article Intérêt (finance)).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Usure_(finance)


Difficile de ne pas faire état d’une tradition occidentale des "pratiques de la charia" en la matière.

Massalam

28 septembre 2008

Salam,

Si j’abonde au fait que les principes de la charia auraient permis d’éviter la crise actuelle, je trouve les propos de Mr LASKINE Rolland un peu legers :

"Le problème est que ces principes de gestion ne correspondent ni à la tradition occidentale, ni à nos convictions religieuses. "

La réprobation du taux d’intérêt ainsi que l’idée du partage des risques lors des investissements ont toujours existées en occident. Les engagements de Saint Thomas d’Aquin par exemple doivent être mis sous une tradition forte, vivante jusqu’à si peu.

De même, l’esprit mutualiste ou de coopération est toujours présent et ne sont nullement liés à l’Islam (au sens usuel).

Massalam

El Hadj Ibrahima M.

28 septembre 2008
OAZ a dit :
AIG, F&M et F&M nationalisées par des ’liquidités’ imprimées par les USA...Cette donnée exogène est imposée à tout le monde. Mon propos ne s’intéresse pas aux privatisations ou nationalisations américaines, ce qui revient au même quand on se positionne du côté des intérêts ou plutôt des charges induites au détriment des pays pauvres ou en voie de développement. Y a-t-il des études ou des projections concernant ces effets ? (Si un économiste peut nous éclairer sur ce point cela sera bien de ne pas se noyer dans les artifices). Imaginez que j’imprime des billets que je décrète valables et que j’aille faire des courses avec...Le commerçant n’acceptera pas ! Alors si nous n’acceptions plus ? OAZ
28 septembre 2008

Soit dit en passant, ce qui se passe en ce moment n’est pas annodin en réalité cela remonte déjà à 2001 et peut-être même avant, le fait qu’un grain de sable pouisse provoquer la famine fait froid dans le dos tout de même, vive la mondialisation...

Les US sont super endettés, il suffit que la crise prennent de proportion importante et c’est le grand boom

Il ne faut pas oublier que les occidentaux font aussi la guerre en espérant relancer leur économies

Quand aux fameux experts, ils ne sont experts que sur ce qui s’est déjà produit et encore...

au delà du fait que l’on parle de la Charia, ce n’est pas la première fois que l’on s’intéresse à l’Islam en finance, le Japon avait étudié le crédit 0% pour relancer son économie, de même que des études on a priori étaient menées aux us sur un hypotétique système sans intérêt mais bon aujourd’hui entre ça et inventer un moteur à l’azote, les levés de bouclier sont énormes.

Qui a dit que le monde avait besoin des banques pour se développer ? Le système actuel est un frein au développement un racket du travail rien de plus...

28 septembre 2008

"L’idée que l’Islam soit l’ultime solution aux vices du capitalisme est en soi, une idée tordue" tu dis ça pour le principe ou tu penses quelque chose en particulier ?

En ce qui concerne les banques islamique, il y en a et elle réalise en tout cas des marges de progression impressionnantes, elles n’ont d’après ce que j’ai pu lire pas été affectées par les crises financières de ces dernières années.

Par contre, il faut relativiser d’une part parce que certains services dits islamiques sont en fait proposer ou couvert pas des banques occidentales et de l’autre le pouvoir saoudiens, par exemple, peut dans la pratique être loin de la foi musulmane, même si cela ne paraît pas évident vu d’ici, il y a une forte opposition entre religieux et pouvoir en place, ce n’est pas pour rien. A priori, une grosse partie du capital en circulation aux US par exemple appartient au pays du golf...

De plus, et c’est une extrapolation, lors de la crise de l’année dernière les pays du golf n’ont pas hésité à injecter de l’argent dans les banques américains sans même de contre-partie, l’accord stipulait même qu’ils n’avaient aucun droit de contrôle, c’est fort non ?

Il n’y a aucun contrôle réglementaire qui cadre ça et comme en France, par exemple, avec la débilité de la laïcité on ne risque pas d’avoir un cadre légal cohérent en la matière. Quoique dans un pays où l’argent est maître absolu les positions les plus rigides peuvent s’assouplir comme par magie...

28 septembre 2008

Salam

L’article est interessant, mais pour bien le comprendre, je vous suggere ce lien, il s’agit d’une video de 47 min, vous aller ENFIN COMPRENDRE comment les banques controlent l’économie mondiale !

Si vous arrivez à assimiler le sens, vous aller comprendre pourquoi certains gens, qui sont si peu dans le monde, arrivent avec leur argent à dominer la planete entiere !

http://video.google.com/videoplay ?docid=2717439213901961611

27 septembre 2008
Franc-tireur a dit :

Salam,

"A momo". Vous avez trouver la phrase que je cherchais : "Il n’y a donc pas de hasard : si les banques du Golfe sont sorties indemnes de la crise du subprime, c’est qu’elles n’y sont pas entrées"....on ne peut pas mieux dire.

Nos pseudo économiste de la place de Paris ont du mal à trouver des formules aussi nettes et claires....mais quand j’entends leurs salaires...sans commentaires.

Ce matin Lagarde disait que la crise était derrière nous alors qu’hier Sarko appelait les citoyens à l’unité.

Salam

27 septembre 2008
momo a dit :

Lire également le précieux éditorial de Vincent Beaufils dans la revue économique "Challenges" No 136/11 septembre 2008. "...En réalité, et Benoît XVI nous pardonnera, au moment où nous traversons une crise financière qui balaie tous les indices de croissance sur son passage, c’est plutôt le Coran qu’il faut relire que les textes pontificaux. Car si nos banquiers, avides de rentabilité sur fonds propres, avaient respecté un tant soit peu la charia, nous n’en serions pas là. Il ne faut pourtant pas voir la finance islamique comme un exercice de troc moyenâgeux, car les pays du Golfe nous ont montré combien leur mentalité entrepreneuriale savait épouser le XXIe siècle. Simplement, leurs banquiers ne transigent pas sur un principe sacré : l’argent ne doit pas produire de l’argent. La traduction de cet engagement est simple : tout crédit doit avoir en face un actif bien identifié. Interdits, les produits toxiques ; oubliés, les ABS et CDO que personne n’est capable de comprendre. Autrement dit, l’argent ne peut être utilisé que pour financer l’économie réelle. Il n’y a donc pas de hasard : si les banques du Golfe sont sorties indemnes de la crise du subprime, c’est qu’elles n’y sont pas entrées. Le respect de ce principe du Coran est également fort utile dans la relation que chacun entretient avec l’argent, qu’il s’agisse des entreprises ou des particuliers : les personnes morales n’ont ainsi pas le droit de s’endetter au-delà de leur capitalisation boursière ; quant aux personnes physiques, elles ne peuvent de facto souffrir de surendettement. Voilà des règles qui ne peuvent pas nuire. Et même si elles reposent sur un texte qui date du VIIe siècle, Benoît XVI aura du mal à faire des sermons davantage puisés dans l’actualité.

Beaufils Vincent"

27 septembre 2008
Franc-tireur a dit :

Salam,

Il y un an, les Marc Touati & Co disaisent que la crise était derrière nous. Ils prévoyaient une croissance de 2%, et un Cac40 à 6500 point pour fin 2008. A l’époque les dirigeants des banques d’affaire à Wall Street touchaient des rémunérations défiant l’imagination.

Aujourd’hui....LB a disparu, AIG, F&M et F&M nationalisées, les valeurs finanières ne vallent guère plus que ma poubelle sorite ce matin. L’économie réelle est touchée à son tour par la crise...moins de crédit, moins d’investissements, moins d’embauche, plus de chômage...de misère...bref

La crise..la vrai ne fait que commencer..il y a eu trop d’injustice. les règle du jeux étaient faites par les riches pour les riches, et on veut faire payer l’addition aux pauvres...c’est fou tout de même.

Concernant la finance islamique. Leurs activités se rapprochent de ce qu’on appelle en France "l’investissment responsable" avec un périmètre d’interventionse excluant l’intérêt.

Les banques islamiques n’ont pas été touchées par cette crise car elles n’investissent que dans les secteur réels de l’économie et non pas dans la finance. En effet, les investissements de ces banques exculent les produits dérivées (dont les CDO par exemple), ce qui les a protégées de la crise.

Cela représente t-il une alternative à la finance sauvage anglosaxone ????? Oui et Non ? Oui dans le sens où le néo capitalisme est mort et que les acteurs économiques vont être beaucoup prudent dans leurs investissement (au moins pour les 7 ans à venir). Ils vont donc éviter les produits dérivés, la spéculation et l’argent facile. Non car des secteurs comme la pornographie et l’armement ne font pas partie du périmètre des banques islamique...cela ne concernera pas les banques occidentale. De plus, en occident l’actionnaire sera toujours "beaucoup" plus favorisé que le client de la banque....

Pour finir, l’histoire n’est que perpetuel répitition. Rappeler-vous la Bulle Internet il y a 7 ans. Personnellement ; j’essaie de reflechir à la prochaine bulle...et ce n’est évident je dois l’avouer.

Saha ftourkoum.

salam

27 septembre 2008
gras-souillélol a dit :

salam aleycoum

la chari’a est la solution contre les problèmes financiers dans le monde. mais ne soyez pas dupe ces banquies ne sont pas irresponsables, tout ceci n’est qu’une mise en oeuvre pour fonder un nouveau système économique pour une banque mondiale. ceci est préparé depuis des lustres vous verrez bien que ceci est vrai en 2009 avec l’arret de l’économie américaine et une nouvelle monnaie chez eux l’améro. patientez et vous verrez que tout ceci n’est que de la manipulation comme en 1919 et 1930.principalement formatez par les pontes de la finance. vous pourrez vérifier ca rapidement plus que quelques mois et là vous pourrez etre inquiet. sur ceux qu’allah nous préserve de ce mel et nous accorde son paradis . salam aleycoum

27 septembre 2008
Mohammed a dit :
Il serait interessant de voir et analyser les résultats des structures financières dites islamiques. Alors on pourra affirmer s’il existe un modèle de finance islamique et s’il peut constituer une alternative au modèle qui prévaut en Occident et en Extrême Orient.
27 septembre 2008
Badr a dit :
La finance islamique aurait pu éviter la crise financière que l’on connaît actuellement selon BEAUFILS Vincent. Ce dernier a publié un article intitulé : “le pape ou le Coran” sur le site de Challenges.fr
27 septembre 2008
Texte très limpide.
27 septembre 2008
Waglioni a dit :
L’idée que l’Islam soit l’ultime solution aux vices du capitalisme est en soi, une idée tordue. Mais une question très simple se pose : qu’en est-il de la pratique actuelle de la "finance islamique" ? Par exemple, les banques "islamiques" sont-elles exemptes de toute contamination, de la pratique de spéculation sur des crédits douteux, ou de celle de l’effet de levier sur positions futures ? Si c’est le cas, alors ou bien les dirigeants de ces banques sont des menteurs, ou bien la philosophie qui préside à leur fonctionnement n’est pas conforme à l’Islam. Il me semble que nous devrions être fixés rapidement, en examinant les bilans de ces institutions.
27 septembre 2008

cette phrase trahit tout de même une foi inébranlable dans le système actuel : "Pour l’heure, même si nous avons le sentiment que le dénouement de la crise est proche, il faut reconnaître qu’il est bien difficile de revenir en Bourse en toute confiance"

Tu rêves peut-être un peu debout, j’ai plutôt le sentiment d’un crac à venir

J’ai entendu parler de l’arrivée des banques islamiques en France mais je ne sais pas ce qu’il en est réellement. Il paraît que la loi sera prochainement modifié en France pour cela...

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